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Ils transposent la souffrance, la joie, le temps et leurs souhaits en musique. E. Ardouin

LA MUSIQUE A TRAVERS L'HISTOIRE D'HAITI
par Pierre-Antoine DORISCA
Article paru dans "Ecouter Voir", magazine d'information des professionnels de la musique, N° 44-45, août 1999
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Chaque île de la Caraîbe possède sa tradition musicale. La musique haïtienne prend sa source dans le mariage de trois cultures : l'européenne, l'africaine et la caraïbéenne. De gré ou de force, les Européens, Africains se sont introduits dans l'île d'Haïti et ce mélange d'ethnies et de civilisations a favorisé la naissance d'une expression musicale très variée.

La colonisation

Lorsque les Espagnols débarquent à Haiti (l'île montagneuse) le 5 décembre 1492, ils trouvèrent l'île merveilleuse et la dénomma Hispaniola (la petite Espagne). Ils pensèrent avoir atteint une région inconnue des Indes et ils donnèrent le nom d'indiens aux habitants de l'île, qui les accueillirent avec bienveillance. ale suis en grande amitié avec le roi de ce pays au point qu'il se fait honneur de m'appeler son frère et de me traiter comme tel, écrivait Colomb en 1492.

Nous savons par le biais de chroniqueurs de l'époque et aussi par les collectionneurs précolombiens que la civilisation des Caraïbes n'était pas aussi développée que celle des Aztèques du Mexique et des Incas du Pérou. Néanmoins ils avaient atteint un degré assez élevé de civilisation. Leurs poètes ou sambas composaient de charmants poèmes appelés areytos que les Indiens disaient sur le ton chantant au rythme du tambour le mayohuacan.

La surprise de la découverte passée, les conquistadors ne tardèrent pas à asservir la population indienne qui fut vite décimée par les travaux très durs que leur imposent les Espagnols et par les maladies amenées d'Europe. L'anéantissement systématique de la population indienne ne permit pas aux chants indiens de parvenir jusqu'à nous. L'unique pièce musicale, considérée comme un hymne guerrier serait ce fameux refrain chanté à l'assaut des forts espagnols par les Caraïbes : "A-ïa Bombé lama samana quana".

Après l'extermination des aborigènes remplacer la main d'ouvre indienne par les conquistadors espagnols, pour qui diminuait, encouragé par le prêtre Bartholomé de Las Casas, importèrent des noirs d'Afrique 1503. Ainsi débuta la traite des noirs qui allait déverser dans le nouveau monde des millions de Noirs arrachés sur le sol d'Afrique.

Puis vinrent les premiers aventuriers français qui s'établirent au Nord de l'île jusqu'à ce que par le traité de Ryswick, signée en 1697, leur cédât la partie occidentale de l'île qu'ils dénommèrent Saint-Domingue. Les Français intensifièrent la Traite des Noirs commencée par les Espagnols pour les besoins de la colonie en pleine expansion.

Les esclaves importés d'Afrique en très grand nombre étaient d'originel divers, Moreau de Saint-Rémy a recensé en 1789 une trentaine d'ethnies dans la colonie de Saint Domingue dont parmi les plus représentatives Sénégalais, Bambaras, Mandingues, Sobos, Kangas, Aradas, ou radas, Caplons, Fons, Mahis, Ibos, Nagos, Congos, Mayombés. Du brassage de ces tribus et au contact de la culture européenne est née une culture, une langue le créole, une religion (le vodou).

Tandis que les autres composantes de la société saint-dominguoise reproduisaient les travers et les formes musicales de la Métropole, les infortunés fils d'Afrique malmenés retrouvaient un consolation momentanée dans la bamboula, ces complaintes toujours tristes qu'ils fredonnaient dans leur grande misère. Mais surtout sous le couvert de conversion au catholicisme imposée par les Blancs, les Noirs ont pu conserver leur religion ancestrale avec ses chants et ses danses selon les rites principaux : petro, nago et rada, qui forment le culte vodou, un composant intime de la vie du peuple haïtien.

La musique vodouesque

La musique vodouesque, d'essence africaine, intègre les prières, les chants, les danses et la musique instrumentale. Elle est soutenue par un accompagnement rythmique dont les instruments peuvent être divisés en deux groupes : les idiophones et les membraphones. Les idiophones sont de trois sortes : le ogan, la clochette et l'asson? Les membraphones sont composés d'une batterie de tambours : l'assotor (le plus grand), le manman, le second et la boulah (rite rada).

Il ne faut pas non plus négliger le fait que cette musique a contribué à galvaniser, électriser le courage des esclaves dans leurs luttes pour la liberté.

L'indépendance

C'est aux accents de musiques militaires, d'orchestres, de danses, de chansons que fut célébrée l'indépendance d'Haïti le premier janvier 1804. Les colons avaient permis aux esclaves noirs d'étudier la musique européenne. Chaque habitation possédait ses Nègres-artistes employés pour le plaisir de leurs maîtres. Déjà en 1791, Toussaint Louverture, à la tête d'une petite armée bien organisée, avait sa fanfare. Selon le musicologue haïtien Constantin Dumerve, ce corps de musique avait accompagné le gouverneur Louverture à l'occasion de la remise du Môle Saint Nicolas au général anglais Maitland en 1798.

Les gouvernements qui se sont succédé à la suite de l'indépendance s'éaient fait un point d'honneur de promouvoir la musique dans le pays. L'Ecole Nationale de Musique, la première du pays, fut crée le 20 Janvier 1859 (Moniteur 1860) par les soins du Président Nicolas Geffrard qui composa lui-même la musique de l'hymne national d'Haïti, la Dessalinienne. Par la suite, les écoles se sont multipliées à travers le pays. On assista à une véritable explosion de la musique savante.

La création de Petit Séminaire St Martial en 1865 vient compléter ce dispositif qui eut pour résultat un foisonnement de musiciens de grand talent dont les noms sont parvenus jusqu'à nous. Ce sont les Occide Jeanty, Julien Courtois, Nicolas F. Geffrard, Lyncée Duroseau, Théramène Ménès, Fernand Frangeuil qui a révolutionné la meringue haïtienne. Du repertoire très riche de ces talentueux musiciens, qui cultivé avec succès des genres musicaux comme la valse, le menuet, la meringue, la marzurka, la marche, la polka, nous retiendrons l'excellente méringue, encore très populaire en Haïti, "Choucoune" (musique de Michel Mouton, paroles du poète-musicien Oswald Durand).

La bal haïtien, la méringue et le compas

On ne peut parler de la musique haïtienne sans relater la tradition des bals en Haïti. La musique a toujours été synonyme de danse depuis le temps des tournées nocturnes des esclaves au fond des forêts de Saint Domingue jusqu'à nos jours. Le bal étant le principal loisir organisé du pays, les Haïtiens de toutes catégories sociales ne désemplissaient ces lieux de danses qui ont contribué au développement de la musique populaire des années 60.

Après le règne de la meringue est apparu un nouveau rythme, le compas : innovation rythmique apportée par la compétition musicale entre deux musiciens d'exception, Webert Sicot et Nemours Jean Baptiste. C'est en effet à la fin des années 50 que ces deux comparses après avoir débuté et joué dans "L'Ensemble aux calebasses" (du nom d'un night club de Mariani dans banlieue sud de Port au Prince) fondèrent chacun de leur coté un groupe musical le "Compas Direct'' pour Nemours Jean-Baptiste et la "Cadence Rempa" pour Webert Sicot.

De cette lutte musicale fratricide, c'est le "Kompas direct'' qui a survécu. Cette musique, vouée à la dalle et à la détente, basée sur une formule rythmique que certains disent proche du merengue dominicain d'autres du "Calypso'', a fait danger toute la population : les pauvres des bidonvilles et la bourgeoisie des quartiers riches. Et pendant longtemps, cette musique a été le seul moyen d'expression de tout un peuple vivant sous le joug dictatorial des Duvalier.

Le dictateur a tenté d'utiliser la popularité de ces ensembles musicaux et de leur nouveau rythme pour alimenter sa propagande. Les meringues carnavalesques "Min djet la'' (1965) de Webert Sicot et ''Tou limin'' (1965) de Nemours Jean-Baptiste chantent les nouvelles initiations électriques et l'arrivée des avions à réactions à l'aéroport international que venait d'inaugurer le dictateur.

Par la suite, toute une pléiade de talentueux musiciens vont suivre les sillons tracés par ces prestigieux aînés, pour perpétuer un mouvement musical qui inondera toutes les Caraïbes, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Afrique. A la fin des années 60, les orchestres tels que les Shleu-shleu, les Gypsies, les Difficiles, Ambassadeurs ont remplacé les formations de Nemours et Sicot. Ces groupes, appelés mini-jazz, étaient composés de deux guitaristes, d'une guitare basse, d'une batterie, d'un saxophone alto et d'un chanteur, et avaient fait le bonheur des mélomanes.

Avec les Skah Shah, Tabou Combo, DP Express, Frère Déjean, Coupé Cloué, Bossa Combo, Magnum Band, System Band Tropicana, Septentrional, la musique haïtienne exercera un véritable leadership dans les Caraïbes. Au point que les musiciens antillais durent fonder une association de défense des artistes locaux. Des musiciens très talentueux s'illustrèrent pendant période : Rosini Jean-Baptiste dit ti Manno, Gesner Henri (le roi Coupé) et les autres ont contribué à l'évolution de cette musique dansante destinée à distraire le peuple, mais qui porte une véritable identité haïtienne. Nous y retrouvons beaucoup de traits de la culture haïtienne

Nous ne pouvons non plus passer sous silence le fait que cette musique populaire a su à sa manière, participer à la lutte du peuple haïtien contre la dictature des Duvalier. Les textes sarcastiques des troubadours comme Manno Charlemagne (Jebede, 1979), Beethova Obas (Le chant de la liberté), la poésie tapageuse d'un Gérald Merceron feront trembler l'édifice duvaliériste.

Cependant, après avoir assisté à la fin des années 70, à la marée musicale antillaise (Guadeloupe, Martinique, NDLR) portée par les Grammacks, les Aiglons, et Exile One, la musique haïtienne a cédé à la puissante machine qu'a représenté le Zouk dans les années 80. Juste revanche, dira-t-on!! La nouvelle tendance de la musique haïtienne ("Nouvelle Génération'') ne fait pas le poids. Et de plus en plus, la musique populaire haïtienne perd cette force identitaire qui la caractérisait. Il est aujourd'hui difficile de différencier certains groupes haïtiens d'un groupe antillais. La "nouvelle génération'' s'aligne sur les mélodies antillaises. Les nouvelles techniques sont passées par là !

La musique haïtienne semble traverser une période de stagnation. Les "groupes racines'': Boukan Guinin, Boukman Expérience, comme par réaction à cette léthargie, ont remis au goût du jour les rythmes de la musique vodouesque et perpétuent à leur manière la musique populaire haïtienne.

BIBLIOGRAPHIE

Métraux Alfred, La vaudou haïtien, Gallimard, 1968
Bastide Roger, Les Amériques noires, Payot, 1967
Boncy Ralph, La chanson d'Haïti, CIDIHCA, 1992

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Gary French CD Release party.
(Nov 15, 2008)
Photos by Manny Ardouin & Francois Adrien
Narration by Frankie Morone.

To put it frankly, I felt honored when I was asked by the staff of Pikliz (which I am part of) to write a short biography about Gary French. The following day, I called his darling wife Marika and asked her a few questions.

My first recollection of Gary's voice was in 1962 or 1963 at the " bicentenaire". I saw him on a float of "Cadence Rempas" singing the "Merengue carnavalesque : Nou porté malathion pou musique parasite". I vividly recall him that Sunday, playing the maracas and occasionally adjusting the height of the microphone. In retrospect, his voice was full of life, beauty and excitement.

Gary was born in Port -au - Prince on August 26,1939. His father was Haitian and his mother Dominican. He was deeply influenced by her as youngster. Gary loved to listen to Latin Ballads. He was nicknamed the "Prince of Boleros".

At the age of 19, Gary French was a vocalist of the "Ensemble Weber Sicot". He brought fame to that band. His successes were :la femme de mes rêves - Haiti pays de rêves just to name a few. While Wéber Sicot was trailing behind Nemours Jean - Baptiste, Gary's presence added this " Je ne sais quoi" in that ensemble. His voice was unmatched and the young Gary seemed to be very confident. Wébert Sicot and the band took a trip to the French Antilles. At the end of the tour, Gary decided not to return to Haiti.

It was not easy for him. However he decided to stay despite all. He was one of the first artists to introduce Haitian music to the Guadeloupeans. In one of his performances, he was awarded the " Medal of the city of Fort de France" by the Mayor. Far from family members and a bit nostalgic, Gary decided to leave Martinique in 1966. His destination: New - York City.

By 1967, he was singing in several bands. Among one of them was "The Pepe Bayard ensemble". When Gary walks into a rehearsal room, the attitude of the other musicians would change. He was a great story teller and a great joker. He always makes people laugh. I am not kidding. Unknown to him at that time, Gary was on his way to making it. I would say, it was not just talent but also hard work. Gary was hip, elegant, honest and always punctual (except once he entered the expressway on the exit ramp and had to drive onto in coming traffic for about 2 miles). A musician once told me, "Gary as a singer is never off keys." He can sing in French - Spanish & English very very well.

In 1968, Gary met Marie Carmel Gousse. He was 28 years old. That evening changed his life forever. Seriously, she turned him upside down and he also flipped. I guess he had met " La femme de mes rêves". They would marry that same year.

In the early 70's, he and 5 pals Carlos Ramirez, Patrick Coby, Michel Corvinton, George Kahara and Reynold Duverglas formed the Tropical Sextet. This band was very popular and performed in several clubs in the Metro area on weekends and weddings etc. etc.

In comparison with Michelangelo who was a great sculptor, Gary through hard work and dedication became an accomplished singer. He is still going strong. He can sing with or without a microphone. No one else can come closer.

Ladies and Gentlemen, I have the privilege and honor to introduce to you one more time the talented Gary French. Of courses your comments are always welcome. Enjoy.

Chanteur de renommée internationale, Gary refuse de faire ses adieux à la musique. Il continue à chanter. Ecoutez ce dernier CD et vous pourrez constater que c' est un homme chic qui a du talent. Donnez lui un microphone, un échafaud et quelques spectateurs; C' est de tout dont il a besoin pour se surpasser. Il est sans doute un classique de la musique haitienne.
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Pikliz Hot Shots Gallery
(Mar 20, 2006)
Interesting mix of personalities. Album actif
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Musicians Gallery 2, (1990 - 2009)
(Sep 29, 2008)
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Ils transposent la souffrance, la joie, le temps et leurs souhaits en musique. E. Ardouin
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Cours Privés Roger Anglade (CPRA).
(Feb 15, 2006)
Photos brought to you by: Marie André Etienne, Caleb Brutus, Jean-Mary Lormil, Eric Saint Albin, Mme. Marlene Lormil, Richard Hilaire, F. Bernard, Benjamin Martineau, Sandra Anglade, Carolle Marie Muller, Frankie Morone, Ginette Lilavois Orphé, Marlène Maignan Armand, Patrick Ledan, Edouard Francoeur, Frantz Jn-Baptiste & Pierre R Gousse.

Cours Privés Roger Anglade was one among the best private schools in Port - au - Prince, in the 60's and early 70's . Of courses Petit Séminaire & St Louis de Gonzague were in a class by themselves. On the second row, one could include schools such as College St Pierre , Centre d' études secondaires, Geoges Marc, College Classique, College Bird etc etc.. Anglade had many great professors such as Roger Gaillard (litterature française), Menant Pierre - Louis (latin), Fritz Pierre Louis (physics), Remy Zamor (histoire d' Haiti), Mr.Joachim Etienne (english) , Laurent (histoire d' Haiti), and Roger Anglade himself.etc. etc just to name a few. Roger Anglade was an excellent professor and was a graduate of the prestigious School Sorbonne. He held a Masters in Physics althought he taught chemistry . I still can remember him smoking (he was a chain smoker) on the blackboard balancing his reactions. He was a down to earth man and loved what he was doing: teaching. He had a great dream : to have a school that would compete with Seminaire & St. Louis de Gonzague. He also had a great sense of humor. I am sure that anyone who attended this wonderful school is very proud .

Frankie Morone.
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Election Night @ Tropik TV in Miami
(Nov 4, 2008)
Photos by : Manny Ardouin, Jessie & Francois Adrien

Some Haitians of South Florida gathered on election day at TROPIK TV studio's to report and celebrate with the world. Enjoy the Pics.
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People, Places & History.
(Jan 2, 2006)
Un très long parcours sillonné de multiples obstacles. Voilà notre mère Patrie, ses enfants, ses vilains, ses héros, ses serviteurs, ses martyrs et son histoire. Avec notre tenacité, que cette traversée parfois périlleuse, aboutisse à bon port. Cet album est actif et sujet à des révisions journalières.
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Militaires d'Haiti. (ca.1795 to 1995).
(Sep 20, 2008)
The historic pictures were obtained by Frankie Morone on various websites.The others are from Ernst & Bob Danache, Francky Jn Baptiste, Edouard Boucicaut & Jn Pierre Cloutier. Anyone who wants to contribute to this album can send pictures jpeg format to: pikliz@pikliz.com

Narration by Frankie Morone.

The Haitian Revolution (1791–1804) is the most successful slave rebellions in the Western Hemisphere. It established Haiti as a free country ruled by blacks and mulattoes. At the time of the revolution, Haiti was known as Saint-Domingue the most prosperous colony of France. That is why it was called " La perle des antilles". Through the revolution, people of African ancestry (mostly) freed themselves from French colonization and from slavery. Although several rebellions took place during that era, only the revolt at Saint-Domingue, beginning in Aug.1791, succeeded in permanently liberating an entire island. Twenty years earlier Vincent Ogé and Jn Baptiste Chavannes tried to fight for certain rights for the slaves; they failed and paid a hefty price.

The Battle of Vertières, took place on November 18, 1803. It was fought between the Haitian army led by Jean - Jacques Dessalines and the French colonial army under the command of Rochambeau. The new nation of Haiti had an army in the real sense of the word.

It was until the American Occupation (1915-1934) that the Marines under the order of the US Government created a different type of Haitian Army. That "Haitian army" was probably one of the surest and staunchest allies of the United States in Haiti . At the beginning it did some police work. The Haitian army was always able to deliver a coup d’état with the tacit and sometimes overt or covert approval of the US. Presidents Lescot & Estime were overthrown by the army.

Almost everyone would agree that the army has had a difficult history in Haiti and sometimes a negative impact on the country’s political process.

François Duvalier himself was afraid of that army. He knew that he could easily be forced into exile by that same army who ten years earlier forced Estime out. This is unquestionably why he created the VSN and the Tontons Macoutes a paramilitary force that would be able to face that army in an eventual coup d' etat attempt. He also had executed many officers in the army in the early 1960’s. He believed that they were potential coup d’état organizers. Several of these officers were of courses innocent. He acted irrationally and hastily. One also has to remember the position of Juan Bosh (the Dominican president vis a vis him.) They were bitter enemies.

Then later Prosper Avril, Henry Namphy left their marks on the army. No need to elaborate on that.

In 1991, Aristide was forced out. The army under General Raoul Cédras overthrew him in coup d' etat. Few years later,under pressure from the US (President Clinton), General Raoul Cedras and his acolytes had to leave Haiti in order for the duly elected president Aristide to return. It was then that Aristide gave the "coup de grace" to the army by dismantling it. (Again not the devil advocate that is understandable)

The role of an army is to protect the territorial integrity of a country, its people as well as its economy.

We invite to browse to this album and enjoy these pictures.They are on the site to entertain and inform only. We at Pikliz are not partisan. Our staff members can have their personal view on a variety of subjects.

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