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Musicians Gallery 1. (1902-1989)
(Dec 10, 2005)
Prepared & Maintained by Emmanuel Ardouin; eardouin@hotmail.com
Photos by: Manny Ardouin - Gilbert Saurel - Francois Adrien and other photographers. Album actif

Ils transposent la souffrance, la joie, le temps et leurs souhaits en musique. E. Ardouin

LA MUSIQUE A TRAVERS L'HISTOIRE D'HAITI
par Pierre-Antoine DORISCA
Article paru dans "Ecouter Voir", magazine d'information des professionnels de la musique, N° 44-45, août 1999
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Chaque île de la Caraîbe possède sa tradition musicale. La musique haïtienne prend sa source dans le mariage de trois cultures : l'européenne, l'africaine et la caraïbéenne. De gré ou de force, les Européens, Africains se sont introduits dans l'île d'Haïti et ce mélange d'ethnies et de civilisations a favorisé la naissance d'une expression musicale très variée.

La colonisation

Lorsque les Espagnols débarquent à Haiti (l'île montagneuse) le 5 décembre 1492, ils trouvèrent l'île merveilleuse et la dénomma Hispaniola (la petite Espagne). Ils pensèrent avoir atteint une région inconnue des Indes et ils donnèrent le nom d'indiens aux habitants de l'île, qui les accueillirent avec bienveillance. ale suis en grande amitié avec le roi de ce pays au point qu'il se fait honneur de m'appeler son frère et de me traiter comme tel, écrivait Colomb en 1492.

Nous savons par le biais de chroniqueurs de l'époque et aussi par les collectionneurs précolombiens que la civilisation des Caraïbes n'était pas aussi développée que celle des Aztèques du Mexique et des Incas du Pérou. Néanmoins ils avaient atteint un degré assez élevé de civilisation. Leurs poètes ou sambas composaient de charmants poèmes appelés areytos que les Indiens disaient sur le ton chantant au rythme du tambour le mayohuacan.

La surprise de la découverte passée, les conquistadors ne tardèrent pas à asservir la population indienne qui fut vite décimée par les travaux très durs que leur imposent les Espagnols et par les maladies amenées d'Europe. L'anéantissement systématique de la population indienne ne permit pas aux chants indiens de parvenir jusqu'à nous. L'unique pièce musicale, considérée comme un hymne guerrier serait ce fameux refrain chanté à l'assaut des forts espagnols par les Caraïbes : "A-ïa Bombé lama samana quana".

Après l'extermination des aborigènes remplacer la main d'ouvre indienne par les conquistadors espagnols, pour qui diminuait, encouragé par le prêtre Bartholomé de Las Casas, importèrent des noirs d'Afrique 1503. Ainsi débuta la traite des noirs qui allait déverser dans le nouveau monde des millions de Noirs arrachés sur le sol d'Afrique.

Puis vinrent les premiers aventuriers français qui s'établirent au Nord de l'île jusqu'à ce que par le traité de Ryswick, signée en 1697, leur cédât la partie occidentale de l'île qu'ils dénommèrent Saint-Domingue. Les Français intensifièrent la Traite des Noirs commencée par les Espagnols pour les besoins de la colonie en pleine expansion.

Les esclaves importés d'Afrique en très grand nombre étaient d'originel divers, Moreau de Saint-Rémy a recensé en 1789 une trentaine d'ethnies dans la colonie de Saint Domingue dont parmi les plus représentatives Sénégalais, Bambaras, Mandingues, Sobos, Kangas, Aradas, ou radas, Caplons, Fons, Mahis, Ibos, Nagos, Congos, Mayombés. Du brassage de ces tribus et au contact de la culture européenne est née une culture, une langue le créole, une religion (le vodou).

Tandis que les autres composantes de la société saint-dominguoise reproduisaient les travers et les formes musicales de la Métropole, les infortunés fils d'Afrique malmenés retrouvaient un consolation momentanée dans la bamboula, ces complaintes toujours tristes qu'ils fredonnaient dans leur grande misère. Mais surtout sous le couvert de conversion au catholicisme imposée par les Blancs, les Noirs ont pu conserver leur religion ancestrale avec ses chants et ses danses selon les rites principaux : petro, nago et rada, qui forment le culte vodou, un composant intime de la vie du peuple haïtien.

La musique vodouesque

La musique vodouesque, d'essence africaine, intègre les prières, les chants, les danses et la musique instrumentale. Elle est soutenue par un accompagnement rythmique dont les instruments peuvent être divisés en deux groupes : les idiophones et les membraphones. Les idiophones sont de trois sortes : le ogan, la clochette et l'asson? Les membraphones sont composés d'une batterie de tambours : l'assotor (le plus grand), le manman, le second et la boulah (rite rada).

Il ne faut pas non plus négliger le fait que cette musique a contribué à galvaniser, électriser le courage des esclaves dans leurs luttes pour la liberté.

L'indépendance

C'est aux accents de musiques militaires, d'orchestres, de danses, de chansons que fut célébrée l'indépendance d'Haïti le premier janvier 1804. Les colons avaient permis aux esclaves noirs d'étudier la musique européenne. Chaque habitation possédait ses Nègres-artistes employés pour le plaisir de leurs maîtres. Déjà en 1791, Toussaint Louverture, à la tête d'une petite armée bien organisée, avait sa fanfare. Selon le musicologue haïtien Constantin Dumerve, ce corps de musique avait accompagné le gouverneur Louverture à l'occasion de la remise du Môle Saint Nicolas au général anglais Maitland en 1798.

Les gouvernements qui se sont succédé à la suite de l'indépendance s'éaient fait un point d'honneur de promouvoir la musique dans le pays. L'Ecole Nationale de Musique, la première du pays, fut crée le 20 Janvier 1859 (Moniteur 1860) par les soins du Président Nicolas Geffrard qui composa lui-même la musique de l'hymne national d'Haïti, la Dessalinienne. Par la suite, les écoles se sont multipliées à travers le pays. On assista à une véritable explosion de la musique savante.

La création de Petit Séminaire St Martial en 1865 vient compléter ce dispositif qui eut pour résultat un foisonnement de musiciens de grand talent dont les noms sont parvenus jusqu'à nous. Ce sont les Occide Jeanty, Julien Courtois, Nicolas F. Geffrard, Lyncée Duroseau, Théramène Ménès, Fernand Frangeuil qui a révolutionné la meringue haïtienne. Du repertoire très riche de ces talentueux musiciens, qui cultivé avec succès des genres musicaux comme la valse, le menuet, la meringue, la marzurka, la marche, la polka, nous retiendrons l'excellente méringue, encore très populaire en Haïti, "Choucoune" (musique de Michel Mouton, paroles du poète-musicien Oswald Durand).

La bal haïtien, la méringue et le compas

On ne peut parler de la musique haïtienne sans relater la tradition des bals en Haïti. La musique a toujours été synonyme de danse depuis le temps des tournées nocturnes des esclaves au fond des forêts de Saint Domingue jusqu'à nos jours. Le bal étant le principal loisir organisé du pays, les Haïtiens de toutes catégories sociales ne désemplissaient ces lieux de danses qui ont contribué au développement de la musique populaire des années 60.

Après le règne de la meringue est apparu un nouveau rythme, le compas : innovation rythmique apportée par la compétition musicale entre deux musiciens d'exception, Webert Sicot et Nemours Jean Baptiste. C'est en effet à la fin des années 50 que ces deux comparses après avoir débuté et joué dans "L'Ensemble aux calebasses" (du nom d'un night club de Mariani dans banlieue sud de Port au Prince) fondèrent chacun de leur coté un groupe musical le "Compas Direct'' pour Nemours Jean-Baptiste et la "Cadence Rempa" pour Webert Sicot.

De cette lutte musicale fratricide, c'est le "Kompas direct'' qui a survécu. Cette musique, vouée à la dalle et à la détente, basée sur une formule rythmique que certains disent proche du merengue dominicain d'autres du "Calypso'', a fait danger toute la population : les pauvres des bidonvilles et la bourgeoisie des quartiers riches. Et pendant longtemps, cette musique a été le seul moyen d'expression de tout un peuple vivant sous le joug dictatorial des Duvalier.

Le dictateur a tenté d'utiliser la popularité de ces ensembles musicaux et de leur nouveau rythme pour alimenter sa propagande. Les meringues carnavalesques "Min djet la'' (1965) de Webert Sicot et ''Tou limin'' (1965) de Nemours Jean-Baptiste chantent les nouvelles initiations électriques et l'arrivée des avions à réactions à l'aéroport international que venait d'inaugurer le dictateur.

Par la suite, toute une pléiade de talentueux musiciens vont suivre les sillons tracés par ces prestigieux aînés, pour perpétuer un mouvement musical qui inondera toutes les Caraïbes, l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Afrique. A la fin des années 60, les orchestres tels que les Shleu-shleu, les Gypsies, les Difficiles, Ambassadeurs ont remplacé les formations de Nemours et Sicot. Ces groupes, appelés mini-jazz, étaient composés de deux guitaristes, d'une guitare basse, d'une batterie, d'un saxophone alto et d'un chanteur, et avaient fait le bonheur des mélomanes.

Avec les Skah Shah, Tabou Combo, DP Express, Frère Déjean, Coupé Cloué, Bossa Combo, Magnum Band, System Band Tropicana, Septentrional, la musique haïtienne exercera un véritable leadership dans les Caraïbes. Au point que les musiciens antillais durent fonder une association de défense des artistes locaux. Des musiciens très talentueux s'illustrèrent pendant période : Rosini Jean-Baptiste dit ti Manno, Gesner Henri (le roi Coupé) et les autres ont contribué à l'évolution de cette musique dansante destinée à distraire le peuple, mais qui porte une véritable identité haïtienne. Nous y retrouvons beaucoup de traits de la culture haïtienne

Nous ne pouvons non plus passer sous silence le fait que cette musique populaire a su à sa manière, participer à la lutte du peuple haïtien contre la dictature des Duvalier. Les textes sarcastiques des troubadours comme Manno Charlemagne (Jebede, 1979), Beethova Obas (Le chant de la liberté), la poésie tapageuse d'un Gérald Merceron feront trembler l'édifice duvaliériste.

Cependant, après avoir assisté à la fin des années 70, à la marée musicale antillaise (Guadeloupe, Martinique, NDLR) portée par les Grammacks, les Aiglons, et Exile One, la musique haïtienne a cédé à la puissante machine qu'a représenté le Zouk dans les années 80. Juste revanche, dira-t-on!! La nouvelle tendance de la musique haïtienne ("Nouvelle Génération'') ne fait pas le poids. Et de plus en plus, la musique populaire haïtienne perd cette force identitaire qui la caractérisait. Il est aujourd'hui difficile de différencier certains groupes haïtiens d'un groupe antillais. La "nouvelle génération'' s'aligne sur les mélodies antillaises. Les nouvelles techniques sont passées par là !

La musique haïtienne semble traverser une période de stagnation. Les "groupes racines'': Boukan Guinin, Boukman Expérience, comme par réaction à cette léthargie, ont remis au goût du jour les rythmes de la musique vodouesque et perpétuent à leur manière la musique populaire haïtienne.

BIBLIOGRAPHIE

Métraux Alfred, La vaudou haïtien, Gallimard, 1968
Bastide Roger, Les Amériques noires, Payot, 1967
Boncy Ralph, La chanson d'Haïti, CIDIHCA, 1992

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St. Louis de Gonzague.
(Jan 3, 2006)
Prepared & Maintained by Emmanuel Ardouin; eardouin@hotmail.com

Photos brought to you by: Robert Heraux, Johnny Saati, Joseph E. (Ralph) Kenol,.Stanley Lamarque, Wilner Michel, Ralph Caze, Clifford Cham, Jacques Amédé, Didier St. Victor, Frantz Bélizaire, Régi Lerebours, Joe Casimir, Edouard Piou, Junior Seramieux, Jeff Romain, Serge Bernard, Bernard Abujaber, Gilbert Dorsainvil, Serge Cuvilly, Gilbert Armand, Jerry Joseph, Clifford Denis, Chrysostome, Stéphane Heraux, Olivier Joseph, Harry Mondestin, Gérard Philippeaux, Philippe Carré, Reginald Vaval, Max Milfort, Philippe Malary, Guy Garcia, Patrick Bayard.Navia Réginald Nau, Gilbert Armand, Greg Avril, Cary Mompoint, Claude Raymond Jr., Yanick Francois (SacréCoeur), Daniel Elie, Adson Ricardo Pressage, Raymond Kernizan, Stephane Dragon, Jean Ledan Fils, Franz Cinéas, Serge Rameau, Irmgard Sandel Paris, Raoul Alexis Jr, Lucien Armand, Leslie Dubois, Yves Dégand, François Adrien, Claude Jeannot, Daniel Wolff, Danny & Bob Danache, Hans Loiseau, Gilbert Gabaud, Lesly Leroy, Didi Altiné, Richard (Fréro) Désir, Alfred (Freddy) & Philip Guibert, Gary & Greg Blaise.

Freddy Guibert & Danny Danache, contributors to this album, respectively the brother of our friends Philip Guibert and Bob Danache, have passed. Remember them in your prayers. In addition, in some pictures you'll find ex President, Jn. Claude Duvalier.
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Haitian Writers, Poets & Journalists
(Jun 11, 2008)
Prepared & Maintained by Emmanuel Ardouin

Dans le macrocosme de notre culture et la pluralité de ses sources de renouvellement, cette page vise a vous familiariser a certains de nos compatriotes haitiens dont les oeuvres, talents et compétences pour des raisons multiples, surtout politiques et économiques ont brillé soit a l'étranger ou chez nous. Cet album est actif et sujet a des révisions périodiques. Emmanuel . Ardouin.
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♪♫ Grand Gala de Bienvenue 2012 de L’Anolis Vert avec le groupe "Impressyon" au Verdi's.♪♫♪
(Dec 31, 2011)
Photos et Narration de Frankie Morone.

Comme toujours, quatre semaines avant les fêtes de Noël, "L’Anolis Vert” envoit ses cartes d’invitation à son grand gala de fin d’année. Je dois vous dire qu’à partir de ce moment toute une atmosphère de gaité s'installe et modifie subtilement les petits événements de la vie. Tout le monde se prépare pour cette soirée qui a mon avis est la plus importante de l’année. Elle devient une fête familiale car après 23 ans Frérot est resté le maitre incontesté de ces genres de célébration qui doit absolument être conviviale, festive et surtout inoubliable.

Pour cette dernière soirée de l'année, c'est le glamour qui est de mise. Hommes et femmes se plongent volontiers dans l’élégance. Celles-ci étaient comme des stars avec leurs jolies robes de satin ou décolletées,"les jolies robes font de jolies filles". Il fallait aussi voir leurs boucles d’oreilles, coliers et autres parures, lèvres richement laquées en pigments, sans oublier leurs chaussures. Ah!ces talons! Cela me fait tourner la tête, je l’avoue. Dès le pas de la porte franchi, vos yeux ne sauront sur quoi s’arrêter. On est épaté. Les hommes, leur silhouette élancée, endimanchés pour la circonstance; certains avec leurs smokings et jolies cravates de soie impéccablement nouées; d'autres avec leur costume croisé noir, élégants aussi, sans excentricité. Franchement, il ne manquait qu'un tapis rouge au vestibule. Frérot, il faudra penser à installer un l’année prochaine.

A votre arrivée vous êtes abordé par un portier qui se charge de garer votre voiture. Puis on s’achemine vers le spacieux lobby. Une fois entré, un très souriant Frerot vêtu d’un beau costume accueillait les hôtes. Le lobby etait joliment décoré du traditionel Arbre de Noel avec des guirlandes de lumières clignotantes de toutes les couleurs de très jolies guirlandes.

Apres avoir déposé leurs menteaux au vestière, les invités se conduisent vers un comptoir pour savoir à quelle table ils sont assignés. Puis on se dirige dans la salle de récéption et de danse. A dix heures, plus de 350 personnes s'y trouvaient.

Ordinairement il est de bon augure de déguster des hors d'oeuvres et mets raffinés; c'est une façon de célébrer et aussi souhaiter la bienvenue à la nouvelle année et de se mettre sous le signe de la prosperité.

Le bar était ouvert toute la nuit avec des alcools de bonne marque et qualité: des apéritifs, vins blancs, rouges et rosés, réserve du domaine, du vodka, du cognac, whiskey,etc. Les bartenders, avec leur sourire et gentilesse et leurs jolis uniformes étaient si génereux que l’on avait l’impression qu’ils voulaient rendre tous les invités en état d’ivresse. Ce qui faisait la joie, c'était la conversation, les discussions, le bavardage et sans oublier les”zen bien piqués” (je ne manquerai pas) pendant que l'on sirotait son verre.

Les gars de “Impresyon” élégamement vétus accordent en un clin d’oeil leurs instruments. Frantz à la contrebasse et Edouard à la guitare sont prêts. Le mestro Wilfred, batteur et percutioniste du groupe donne le signal: les premières notes se font entendre: sonorisation excellente. Il fallait voir avec quelle joie communicative ils jouaient. Tout de suite après leur première interprétation, ils reçoivent de très vifs appaludissements du public. “Impresyon” nous a interpreté avec brio des morceaux de musiques que nous connaissons tous et avons grandi avec.

Comme la musique devenait de plus en plus entraînante, de très belles et dynamiques dames, au bras de leurs partenaires faisaient clacquer leurs hauts talons sur le parquet. Je suis un peu fétichiste de chaussures et de "belles zorteils". Une d'entre elles, terriblement sexy, eut à me dire au creu de l’oreille: "Frankie, je me sens réelement belle et heureuse ce soir car je n'ai jamais aussi bien dansé dans ma vie." Je me fais donc le porte parole de cette charmante dame pour présenter mes compliments cordiaux aux talentueux musiciens du groupe “Impressyon” car il ne peut y avoir de belles danses sans belle musique. Bravo messieurs! Vous êtes tous des virtuoses.

A onze heures cinquante cinq, la piste de danse est à son comble. On fait beaucoup de bruits. Environ quatre minutes plus tart, “Impresyon” enchaine avec la fameuse “ce n’est qu’un au revoir” et commence le compte à rebour. La liesse est intense; on oublie sa retenue. A minuit pile:c’est l’apothéose. Les convives s’embrassent en se souhaitant une bonne et heureuse année 2012. D’autres amis se donnent l’accolade ou des bisous sur les joues. On danse, on hurle. Certains lêvent leurs flûtes à champagne dans l’air, d’autres les trinquent: santé, prospérité et longevité … on apprecie le Champagne. A mon avis, c’était une des plus belles soirées que j’aie vécues. Il faut rendre hommage à la vérité;cette année “L’Anolis Vert” s’est réelement surpassé.
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Je me joins à L'Anols Vert pour vous souhaiter une Bonne et Heureuse année 2012. Faites un tour en photos de cette soirée. Mille Mercis. On apprécie fort bien les commentaires.

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♫♫♪ Réveillon de Noël des "Difficiles de Pétion-Ville à New-York. ♪♫♪
(Dec 24, 2011)
Photos et Narration de Frankie Morone.

La plupart de nous autres Haitiens préfèrent la Noël au Nouvel an, et le 24 décembre au soir, c'est traditionnellement l’occasion de se réunir en famille, d'échanger des cadeaux et partager un bon repas. On invite des parents proches et pafois d'autres convives que l'on a pas vu depuis bien longtemps.

Eh bien cette année, en guise de rester chez soi afin de déguster des délices et déballer des cadeaux, plus de 350 personnes ont rompu avec cette tradition pour venir danser ce groupe dénommé "Les Difficiles de Petion-Ville".

Personellement, quand ce groupe fut formé je m'appretais à laisser ma terre natale et je n'ai jamais eu l'occasion d'aller à leur bal. Autant que je me rappelle, ils jouaient au Rond Point Night Club (Mercredi de la chance) et aussi à Kenscoff et autres endroits.

Ayant pour maestro le très talentueux et un as à la guitare Robert Martino, les "Difficiles de Pétion-Ville" va introduire un nouveau style de rythme basé sur une consonance répétitive et rythmée de la guitare. Alors que tous les autres groupes avaient à l'avant garde un saxophoniste, les Difficiles rompent avec cet instrument. Ils sont tout à fait original et en plus ils ajoutent la quatrieme dimension. Robert est toujours en communication avec les autres musiciens: je dois aussi signaler qu'il y a une harmonisation entre la guitare et les percusionistes surtout la batterie.

Ce nouveau style a su conquérir beaucoup des fans; ce jeune public assez souvent se rendait à Kenscoff durant l'été pour danser les Difficiles.


Quant à cette soirée ou du moins ce réveillon de Noel avec le fameux Difficiles de Pétion-Ville tout était presque parfait. Je suis arrivé à 9 heures 30 pour trouver une salle plus qu'à moitié remplie. Demi-heure plus tard, Jenny monte sur l'estrade, microphone à la main pour introduire un par un les musiciens qui s'acheminent sous des applaudissements très chaleureux.

Au complet, Robert fait un signal à l'ingenieur de son; en moins de quelques secondes Robert regarde les musiciens, soulève un petit peu la tête et c'est l'indicatif musical: sonorisation excellente et il enchaine avec le premier morceau et le public assoiffé envahit la piste de danse. Je n'ai jamais vu chose pareille.

Parait-il qu'après une heure de temps, ce public preferrait se tenir debout sur la piste et écouter la musique. Du podium étant, je pouvais les entendre et les voir gesticuler.

En toute franchise je dirai que ce groupe les Difficiles de Petion ville mérite d'être applaudi très fort. Nous avons tous revecu notre jeunesse samedi dernier.

Phillipe s'est réelemnt plié en quatre pour la réussite de cette soirée. De ce fait il a recu deux plaques: une de Jenny, manager du groupe des Difficiles et l'autre de la sympatique Josiane qui a réelement fait son éloge. Tout a fait ému, notre ami Philipe qui avait perdu sa voix avait un peu de difficulté à la remercier.

Phillipe, Jenny et les Difficiles de Pétion-Ville vous remercient du plus profond du coeur d'être venu tous en si grand nombre. Ils vous souhaitent encore un très Joyeux Noel et une Bonne Année 2012.

Je vous invite à faire un petit tour en photo de cette magnifique soirée ..Encore une fois mille mercis et à bientot.
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Le Grand Gala 2011 de l'Anolis Vert, NY.
(Jan 1, 2011)
Photos & Narration Frankie Morone.

Environ une semaine après la fête d'Action de Grace, je reçois un courriel de Frérot Léon m'annoncant son projet de célébrer grandiosement les Fêtes de fin d'année: "Frankie, mon désir est de fournir cette année, une opportunité à notre génération de se replonger dans une atmosphere de retrouvailles ou tout un chacun pourra agréablement revivre ces moments exquis de notre jeunesse. Ce serait aussi une occasion de faire découvrir aux plus jeunes la beauté de notre passé culturel...Je voudrais commémorer cette soirée dans la plus grande liesse, avec le public fidèle de l'Anolis Vert. Pour concrétiser cette fête du 31 Décembre 2010, j'ai pensé à te demander si tu pourrais nous faire un album sur Pikliz? Nous te serions réellement reconnaissant." J'ai spontanément accepté, d'autant plus que je suis moi de cette génération.

Le grand secret pour réussir une fête de fin d'année est de savoir bien la planifier. Frérot Léon est passé maître dans l'art d'organiser ce genre de célébrations fraternelles. Je crois bien qu'il est à sa 21 ième année déjà. Elles ont toujours été réussies avec brio. Les festivités d'hier soir n'ont pas fait exception. Comment donc résumer en quelques mots cette fiesta de Gaiété, de Joie, d'Allegresse, d' Euphorie amicales ?

Environ 300 personnes, venues d'un peu partout pour célébrer de coeur l'arrivée des espoirs du Nouvel An. Elles se sont toutes réunies au Verdi's Night Club situé à Westbury, Long Island. Un endroit prestigieux, spacieux, splendide pour ce Grand Gala Annuel de l'Anolis Vert...Tout est dans le ton de célébration, de jovialité et d'esprit des festivités. Les dames et demoiselles, dans leur parures de reines, semblent vouloir défier les cours d'élégances les plus sophistiquées. Elles brillent de mille feux du "glamour " des grandes divas du monde. Les hommes endimanchés, prets à refaire la cour à ces élues de leur coeur. Quelle beauté, quelle harmonie chez ce public select.

Les musiciens du Nu Shah de Miami, sous la direction du Maestro Loubert Chancy, nous ont régalés pendant cinq bonnes heures. Ils se sont surpassés en interprétant des morceaux nouvellement crées et des reprises de differentes époques musicales. Doudou Chancy nous a tenu en haleine pendant plus d'une demi-heure d'horloge en interprétant des chansons rétro telles que Michaelle et tant d'autres. Un grand merci à Doudou. Une ambiance du tonnerre, on s'en donne à plein cœur, les rires et les sourires, la danse rythmée, le public électrisé. Mains en l'air, chantant en chœur, on est en cadence des morceaux d'antan...."Caroline", "Bel ti machan", "Haiti"...C'est l'enjouement, la joie, l'enthousiasme et l'extase.

La nourriture faisait le delice des palais les plus délicats. Les mets étaient préparés par un cuisinier qui s'y connait. Sur les tables garnies il y avait des fruits de mer, de la pâte gratinée, riz et pois colé (notre favori) des côtelettes boucanées, de la paella, du saumon, etc.etc.

Enfin nos remerciements au groupe Nu Shah pour cette merveilleuse soirée, aussi à Frérot Léon Président (à vie) de l'Anolis Vert Production pour sa brillante organisation. Cet évenement est inscrit d'ores et déja dans tous les coeurs. Merci aussi à vous, cher public, pour votre présence à cette célébration de naissance de l'Année 2011.

Je profite de l'opportunité pour vous présenter aussi mes voeux les meilleurs pour l'Année 2011. Santé, Joie , Bonheur, Paix, Prospérité !
Faites nous aussi part de vos commentaires, ce sera un plaisir de vous lire. Pikliz et moi, nous vous en remercions. En voici quelques images de cette magnifique soirée.

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Discover Bruxelles - Brussels with Pikliz.Com
Photos taken by Francois Adrien
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L'ère de Papa Doc Duvalier.
(Dec 12, 2008)
Préparé par Frankie Morone.
VIEWER DISCRETION IS ADVISED.

AVERTISSEMENT: CERTAINS ALBUMS CONTIENNENT DES PHOTOS QUI PEUVENT ETRE JUGEES DEPLORABLE A VOIR OU REGARDER. PRIERE D' INTERROMPRE OU TERMINER LA VISITE SI VOUS ETES FROISSE.

THESE ALBUMS ARE OF HISTORICAL & EDUCATIONAL IMPORTANCE. THEY ARE NOT MEANT TO BE ENTERTAINING. CERTAIN PICTURES WILL BRING BACK MEMORIES WHICH CAN CAUSE DISCOMFORT TO SOME. PLEASE EXERCISE CAUTION WHEN VIEWING.

Si vous contestez les faits rapportés, prière de me les signaler le plus vite que possible afin qu'ils soient corrigés. Vous avez l' option de garder l' anonymat. Merci et bonne lecture.

François Duvalier surnommé «Papa Doc» fut élu président d' Haïti en 1957 pour une période de 6 ans. En 1964, il change la constitution et s' autoproclame «Président à vie». Son règne fut empreint de corruption et marqué par l' utilisation de milices privées, les "TONTONS MACOUTES".

François Duvalier naquit à Port-au-Prince d' une famille originaire de la Martinique et fit ses études de médecine aussi à Port - au Prince. Il gagna l' estime des populations pour son aide à la lutte contre le typhus (pian) et autre maladies de l'extrême pauvreté.

Marié à Simone Ovide en 1939, il devient directeur général du service de la santé publique en 1946. En 1949, il exerce les fonctions de ministre de la santé et du travail. Elu Président de la République en 1957 avec le soutien de l'armée et la bénédiction des USA et aussi avec un programme populiste, utilisant une stratégie « pro-négritude » pour défier l'élite des mulâtres et faire appel à la majorité afro-haïtienne.

Après un coup d'état manqué le 29 Juillet 1958, et aussi voulant consolider son pouvoir, il purge l' armée et la Milice Volontaire pour la Sécurité Nationale, est créée. Cette organisation est calquee sur le modele des "chemises noires" de l' Italie fasciste de Mussolinni. Ne touchant pas de salaires, les TONTONS MACOUTES vivaient de l' extortion et du crime organisé.

Duvalier réanima les traditions du vaudou, les utilisant aussi pour consolider son pouvoir : il prétendait être lui-même un hougan. Tous les événements importants de son régime s' inauguraient un 22 et la mort de Kennedy le 22 nov. 1962 était preuve "qu ' il avait un pouvoir diabolique". Du moins qu' il voulait faire croire. (Historiquement parlant, la coincidence de la date de l'assasinat de Kennedy n'a rien a voir avec les pretendus pouvoirs diaboliques de Duvalier).

Duvalier a également et délibérément modelé son image sur celui du "Baron Samedi", dans un effort pour se rendre encore plus imposant et intimidant. Il voulait à tout prix qu'on ait peur de lui. Il mettait souvent des lunettes de soleil (et aussi ses TONTONS MACOUTES) et parlait avec un fort ton nasal associé au Loa.

Je vous invite à visiter cet album. Ce sont des images et photos qui ont été recueillies sur plusieurs sites internet. N' hesitez pas à faire un commentaire. D' ors et déjà merci pour votre visite.
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